Et si... Et si... Et si...Les changements d'humeur, une plaie ! Il y a des jours où tout va bien, où ce que vous devez faire vous le faites sans rechigner et même avec plaisir, et il y a des jours comme ça, où vous préférez rester en pyjama et qu'on vous fiche la paix. Pas besoin du cycle menstruel pour arriver dans un état pareil, pas besoin d'avoir la gueule de bois non plus, alors quoi ?
Qu'est ce qui peut bien altérer tant que ça l'humeur de certaines personnes ?
En y réfléchissant, ce n'est pas non plus les mauvaises nouvelles de la semaine qui peuvent transformer autant l'humeur d'une personne, non. Mais plutôt un souhait de se sentir tranquille, de se confiner dans sa bulle, et pouvoir dormir, dormir et encore dormir, tel un chat patachon sur son canapé toilé d'une couverture douillette, sans que personne n'ose l'affront de vous réveiller alors que vous vous bercez d'illusions aux travers de rêves sans queue ni tête. En parlant de rêves justement, n'avez-vous jamais remarqué à quel point ils peuvent être incohérents dans leur forme et contenu ? On passe d'une pièce à une autre en un claquement de doigts, on traverse des milliers de kilomètres en un temps record alors que la téléportation reste encore un mystère, on remarque que certaines personnes se connaissent alors qu'il n'y a aucune raison que ce soit le cas. Enfin bref, les rêves peuvent être parfois vraiment bizarroïdes ! Mais pour en revenir à l'humeur, j'avoue que ce concept reste un profond mystère à mes yeux. Et je tenterai tant bien que mal dans ce nouvel article d'en faire une analyse, qui pourrait bien paraître sans queue ni tête elle aussi puisque je n'arrive pas à décrire avec des mots ce que l'on peut ressentir quand on passe de la joie de vivre à celle de faire dodo tout un après midi en sachant pertinemment que bientôt il vous faudra endurer les dures épreuves du baccalauréat.
L'humeur est quelque chose d'étrange en soi, on peut être heureux ou malheureux. Mais est-ce seulement ce que peut refléter l'humeur ? L'envie, la flemmardise, la sociabilité, l'animosité, la bravoure sont aussi des reflets de cette humeur, car ces mots agissent sur les actions qui interagissent sur notre quotidien. Mais comment passe-t-on de la sociabilité à l'animosité ? de l'envie à la flemmardise ? Il y a dans ce changement un brin de mystère qui m'est difficile à définir. Je cherche tant bien que mal mes mots pour tenter de faire une approche de ce que je ressens en ce moment, mais apparemment la langue française, bien que riche lexicalement et grammaticalement, ne me permet pas de faire une esquisse de mes sentiments. J'ai envie de tout, mais en même temps de rien. Je veux faire quelque chose, mais ne trouve pas le courage de sortir le matériel dont j'ai besoin pour l'accomplir. J'ai envie de dormir, mais ne trouve pas le sommeil. J'ai envie de quelqu'un à mes côtés, mais ne veux pas que cette personne s'attache à moi. Je veux vivre, mais pas pour moi. Que d'incohérence dans ces humeurs qui me caractérisent au moment où mes doigts frôlent les touches de mon clavier. Imperméable combinaison de sentiments qui m'est impossible de combattre.
Cependant, bien que je n'ai pu trouver l'origine de ces sautes d'humeur, je dois bien avouer que l'humeur se reflète davantage dans les ½uvres des artistes. Si l'artiste est triste, il créera une ½uvre triste, s'il est joyeux alors elle sera joyeuse. S'il se sent vide, alors elle sera vide. Enfin voilà... un après midi passé à réfléchir sur ces sensations et toujours aucune réponse. Peut-être suis-je encore trop jeune pour percer les mystères de tout ce qui nous entoure. Et pourtant, ô combien, je voudrai y parvenir... Comprendre pour pouvoir devancer. Comprendre pour pouvoir construire. Comprendre pour éviter. Comprendre pour un tas de raisons. Peut-être est ce ça la finalité de la vie : comprendre ce qui est incompréhensible, sans donner une définition grotesque et proprement personnelle de la chose ou de l'individu.
Rah l'humeur... c'est bien un mot à mettre au féminin !
"L'émotion agit comme une eau qui rompt la digue, la passion comme un torrent qui creuse son lit de plus en plus profondément.", Kant.