Plop ?

# Posté le vendredi 11 avril 2008 12:09

Modifié le jeudi 17 avril 2008 06:21

Humeur et incompréhension

Humeur et incompréhension






Et si... Et si... Et si...







Les changements d'humeur, une plaie ! Il y a des jours où tout va bien, où ce que vous devez faire vous le faites sans rechigner et même avec plaisir, et il y a des jours comme ça, où vous préférez rester en pyjama et qu'on vous fiche la paix. Pas besoin du cycle menstruel pour arriver dans un état pareil, pas besoin d'avoir la gueule de bois non plus, alors quoi ?
Qu'est ce qui peut bien altérer tant que ça l'humeur de certaines personnes ?

En y réfléchissant, ce n'est pas non plus les mauvaises nouvelles de la semaine qui peuvent transformer autant l'humeur d'une personne, non. Mais plutôt un souhait de se sentir tranquille, de se confiner dans sa bulle, et pouvoir dormir, dormir et encore dormir, tel un chat patachon sur son canapé toilé d'une couverture douillette, sans que personne n'ose l'affront de vous réveiller alors que vous vous bercez d'illusions aux travers de rêves sans queue ni tête. En parlant de rêves justement, n'avez-vous jamais remarqué à quel point ils peuvent être incohérents dans leur forme et contenu ? On passe d'une pièce à une autre en un claquement de doigts, on traverse des milliers de kilomètres en un temps record alors que la téléportation reste encore un mystère, on remarque que certaines personnes se connaissent alors qu'il n'y a aucune raison que ce soit le cas. Enfin bref, les rêves peuvent être parfois vraiment bizarroïdes ! Mais pour en revenir à l'humeur, j'avoue que ce concept reste un profond mystère à mes yeux. Et je tenterai tant bien que mal dans ce nouvel article d'en faire une analyse, qui pourrait bien paraître sans queue ni tête elle aussi puisque je n'arrive pas à décrire avec des mots ce que l'on peut ressentir quand on passe de la joie de vivre à celle de faire dodo tout un après midi en sachant pertinemment que bientôt il vous faudra endurer les dures épreuves du baccalauréat.

L'humeur est quelque chose d'étrange en soi, on peut être heureux ou malheureux. Mais est-ce seulement ce que peut refléter l'humeur ? L'envie, la flemmardise, la sociabilité, l'animosité, la bravoure sont aussi des reflets de cette humeur, car ces mots agissent sur les actions qui interagissent sur notre quotidien. Mais comment passe-t-on de la sociabilité à l'animosité ? de l'envie à la flemmardise ? Il y a dans ce changement un brin de mystère qui m'est difficile à définir. Je cherche tant bien que mal mes mots pour tenter de faire une approche de ce que je ressens en ce moment, mais apparemment la langue française, bien que riche lexicalement et grammaticalement, ne me permet pas de faire une esquisse de mes sentiments. J'ai envie de tout, mais en même temps de rien. Je veux faire quelque chose, mais ne trouve pas le courage de sortir le matériel dont j'ai besoin pour l'accomplir. J'ai envie de dormir, mais ne trouve pas le sommeil. J'ai envie de quelqu'un à mes côtés, mais ne veux pas que cette personne s'attache à moi. Je veux vivre, mais pas pour moi. Que d'incohérence dans ces humeurs qui me caractérisent au moment où mes doigts frôlent les touches de mon clavier. Imperméable combinaison de sentiments qui m'est impossible de combattre.

Cependant, bien que je n'ai pu trouver l'origine de ces sautes d'humeur, je dois bien avouer que l'humeur se reflète davantage dans les ½uvres des artistes. Si l'artiste est triste, il créera une ½uvre triste, s'il est joyeux alors elle sera joyeuse. S'il se sent vide, alors elle sera vide. Enfin voilà... un après midi passé à réfléchir sur ces sensations et toujours aucune réponse. Peut-être suis-je encore trop jeune pour percer les mystères de tout ce qui nous entoure. Et pourtant, ô combien, je voudrai y parvenir... Comprendre pour pouvoir devancer. Comprendre pour pouvoir construire. Comprendre pour éviter. Comprendre pour un tas de raisons. Peut-être est ce ça la finalité de la vie : comprendre ce qui est incompréhensible, sans donner une définition grotesque et proprement personnelle de la chose ou de l'individu.



Rah l'humeur... c'est bien un mot à mettre au féminin !



"L'émotion agit comme une eau qui rompt la digue, la passion comme un torrent qui creuse son lit de plus en plus profondément.", Kant.


# Posté le dimanche 06 avril 2008 10:48

Modifié le lundi 07 avril 2008 22:03

Le prophète selon l'enfance

Le prophète selon l'enfance




J'ai longtemps médité sur ça. Sur notre enfance. Qu'est-elle en réalité ?





Depuis notre naissance, nous sommes choyés par nos parents et tous le proches qui s'y rapportent. Des cadeaux, des bisous, des v½ux de bonheur et de réussite, des calins, des « c'est le plus beau bébé que je n'ai jamais vu ! ». Comment après tant de compliments un enfant peut-il rester neutre, sans état narcissique dans son comportement ?

Tout simplement impossible ! Je l'avoue volontiers quand j'étais petite, j'avais cette impression d'être unique, de pouvoir et vouloir accomplir de grandes choses, de ne pas rester dans l'ombre où beaucoup de personnes se complaisent. Etinceler comme un soleil, jusqu'à en devenir éblouissante. Je sais, c'est foudroyant, mais c'est ça. Et je pense bien ne pas être la seule dans ce cas de figure là.

Pourquoi les prophètes, ces messagers voire enfant de certains Dieux, dont l'existence est encore à développer, se sont-ils crus investis d'une mission, celle de formater l'esprit des gens de leur peuple? Et regardez où ça les a conduits ! Toute personne, ayant un tant soit peu de culture, les connaît, et même les adore. Comment sont-ils arrivés là ? Penser qu'ils n'avaient aucune intention de devenir « célèbre » est quelque peu biscornu. Pour réussir ce qu'ils ont réussi - bon j'avouerai que pour moi ils ont fait une belle pagaille en inventant leur religion... enfin ça, c'est une autre histoire -, il faut qu'ils aient cru à un moment de leur existence, certainement l'enfance, qu'ils avaient quelque chose de plus que les autres. Peut être pas des dons exceptionnels, comme redonner la vue à un aveugle en le touchant, mais peut être le don de la parole, du langage : l'éloquence.

Durant la petite enfance, on rêve bien tous de devenir célèbre : chanteuse – mannequin – pompier sans considération pour le danger – superman, et tant d'autres. Si vous n'êtes pas dans ce cas là, demandez-vous si votre mémoire n'a pas été effacée par ce qu'on vous a enseigné par la suite. Car le but d'aller à l'école est justement de nous charger le cerveau d'un tas de connaissances et de nous faire comprendre que la totalité des connaissances que nous cache notre monde n'est accessible à personne. Nous pouvons bien nous en attribuer une certaine part, mais pas la totalité. A partir de là, l'édifice de supériorité acquis pendant que nous jouions aux cow boys et aux indiens s'en va. On a même la fâcheuse habitude pendant la rébellion de l'adolescence à nous prendre pour des moins que rien, allant même jusqu'à nous saoûler, nous droguer et même nous suicider, tellement on se dénigre.

Pourtant, si on y réfléchit bien et fait abstraction de l'enseignement de ce que sont devenus les adultes qui nous éduquent, surtout les parents, nous pouvons retrouver cette sensation de supériorité que l'enfance nous a procurée. Les grandes études, les grandes carrières ne se font pas en pensant que nous sommes des sous-merdes, bien au contraire, c'est l'esprit de compétition qui fait tout. Tu veux, donc tu peux. Tu peux, mais qu'attends-tu pour vouloir ? Les capacités ne sont rien pour une personne quand elle ne sait pas quoi en faire. La volonté, par contre, permet de développer les capacités qui nous manquent pour nous permettre de construire ce que nous voulons absolument.

Ainsi, lorsque Freud insinue que les enfants ne sont que des monstres qu'il faut éduquer, je pense qu'il s'égare un peu trop de la conception même de l'enfant. L'enfant peut s'octroyer au moins le mérite de ne pas se dénigrer comme le font les adultes d'aujourd'hui, stressés par le travail, la vie de famille qui déraille, les factures à payer. La pensée d'être un être supérieur et unique peut être bénéfique à partir du moment où on sait où l'on veut aller et que celle-ci nous permet d'aller au bout de nos rêves par tous les moyens qui existent et qui peuvent être en notre possession si nous le voulons.


Je ne suis certainement pas prophète, mais j'ai envie de me démarquer, de ne pas rester dans l'ombre comme certaines personnes se contentent de le rester, alors qu'elles ont justement cette capacité d'atteindre le Nirvana, mais qu'elles ne le veulent pas. Retrouver son esprit d'enfant est la clef de tout. Adviendra ce qui devra advenir pour les personnes qui réussiront à le retrouver au plus profond d'eux-mêmes et, à s'évaluer tel qu'ils conçoivent qu'ils sont et non comme d'autres les conçoivent.





« Nos limites n'existent que dans nos craintes. », Yannik Noah


# Posté le mardi 01 avril 2008 15:39

Modifié le jeudi 03 avril 2008 15:17

* Non, non, rien n'a changé

* Non, non, rien n'a changé



C'est l'histoire d'une trêve que j'avais demandée
C'est l'histoire d'un soleil que j'avais espéré
C'est l'histoire d'un amour que je croyais vivant
C'est l'histoire d'un beau jour que moi petit enfant

Je voulais très heureux pour toute la planète
Je voulais j'espérais que la paix règne en maitre
En ce soir de Noël mais tout a continué
Mais tout a continué, mais tout a continué

Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué
Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué

Hey hey, hey hey
Et pourtant bien de gens ont chanté avec nous
Et pourtant bien des gens se sont mis à genoux
Pour prier, pour prier
Mais j'ai vu tous les jours à la télévision
Même le soir de Noël des fusils des canon
J'ai pleuré, j'ai pleuré
Qui pourra m'expliquer que

Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué
Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué

Moi je pense à l'enfant entouré de soldats
Moi je pense à l'enfant qui demande pourquoi
Tout le temps, tout le temps
Moi je pense à tout ça mais je ne devrais pas
Toutes ces choses là ne me regarde pas
Et pourtant, et pourtant
Je chante, je chante

Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué
Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué





Il y a des chansons comme ça qui ne s'expliquent pas, qui vous touche directement par leur texte et ce qu'il signifie. Cependant, chanter c'est bien, c'est joli. Mais il faut penser aussi à agir, pas seulement faire comprendre par la morale ce qui se passe, mais le faire comprendre en étant sur le terrain. Non, non, rien a changé n'est pas la seule chanson des Poppys et des Années Barclay qui ont pour thème les guerres et les conflits internes qui ravagent l'humanité hier et aujourd'hui.

Rares sont les chansons qui arrivent à me toucher de par leur texte, souvent on ne s'attarde qu'à la mélodie. Mais je pense que dans un cas comme celui là, il n'y pas que la mélodie qui soit ravissante. Pensez toujours à essayer de comprendre ce qui vous entoure. Ne devenez pas les automates que certaines personnes tentent de faire de nous, en nous bourrant le crâne de choses qui nous rendent de moins en moins humain, mais de plus en plus robotique, simplement pour mieux nous intégrer dans l'humanité. Paradoxe, quand tu nous tiens...



Je terminerai sur une autre chanson des Poppys... :

"Love, love, love dit-on en Amérique, Lioubov en Russie Soviétique, Amour aux quatre coins de France."





<3



# Posté le vendredi 28 mars 2008 13:24

Modifié le vendredi 28 mars 2008 23:03

Le bruit des chaînes brisées : un délice.


Tel un oisillon déployant ses ailes, j'ai envie de m'envoler.
Tel un oisillon qui fait son premier envol, j'ai envie de chuter.
Tel un oisillon malhabile, j'ai envie de me tromper.
Tel un oisillon, j'ai envie que mes proches tentent de me rattraper.

Mais dans ce monde qui est le nôtre, seul au monde nous sommes.
Personne ne peut agir à notre place, pas même un quelconque Saint.
De grande gueule, souvent je fus traitée.
Mais grande gueule sans action, fantôme en ce monde l'on devient.

Combien de fois ai-je voulu ressembler à ses héroïnes dans les films ?
Combien de fois mes rêves furent inspirés par ces fictions qui nous noient ?
Combien de fois ai-je voulu sauver le monde de ce virus qu'est l'Homme à la manière de Catwoman ?
Combien de fois suis-je tombée de haut en voyant que je ne possédais aucun super pouvoir?

Je tombe, tu tombes et même nous tombons souvent de haut.
Les chutes nous ralentissent et font mal.
Ce mal est nécessaire si l'on veut pouvoir continuer à avancer.
Les chutes apprennent et permettent de constater ceux qui ont la force de continuer leur chemin.

De grande gueule, j'ai envie de me faire discrète.
J'ai envie de me couper de tout et de vivre ma vie, comme je l'entends.
Fini le temps où je me modifiais de toute part, simplement pour plaire à une poignée de personnes.
Fini le temps où je me laissais dicter ma conduite ; c'est moi qui décide.

J'ai enfin compris ce qui ralentissait l'évolution de l'Homme, ce qui l'empêchait de décider.
Ce n'est pas lui qui s'emmêle les pinceaux, c'est nous qui l'empêchons d'avancer.
Je suis comme cet Homme tenu par des chaînes, les chaînes de l'humanité.
L'humanité tue, l'humanité me tue, l'humanité est la perte de notre humanité.

Et ainsi c'est reparti, le voyage continue et dessine son itinéraire.
Désormais, l'humanité n'est plus en moi et je peux avancer.
Tel maître Yoda, j'ai envie d'être petite de l'extérieur et grande de l'intérieur.
Quitte à perdre ce que j'ai construit dans l'humanité, je suis prête à avancer sans humanité.


Je pensais que c'était la fin qui arrivait, mais en fait ce n'est que la fin des préliminaires.
Les choses commencent vraiment à partir de maintenant.
Maintenant, je le veux vraiment, avancer sans que personne ne m'en empêche.
Je veux profiter des choses qui m'entourent, oubliant les personnes alentour.


Voilà... ça commence ;)




# Posté le mercredi 26 mars 2008 16:16

Modifié le vendredi 28 mars 2008 21:13